LES RÈGLES EN GÉNÉRAL

Impossible de s’en sauver; dès l’âge de la puberté, chaque femme voit sa vie de femme menstruée débuter et on peut estimer qu’elle le sera 20 % de sa vie. Mais que sont exactement les règles ? Comment s’assurer de vivre cette période le plus positivement possible ? Quel produit utiliser ? Quel rôle jouent les hormones dans tout ça ? Incognito vous offre ici plusieurs informations des plus pertinentes…

 

Le cycle menstruel

Q. : En termes clairs et simples, qu’est-ce que le cycle menstruel?

R. : À chaque mois, de la puberté à la ménopause, le corps féminin se prépare à l’éventualité d’une grossesse. Ainsi, les variations des taux d’hormones préparent la libération d’un ovule et modifient l’endomètre afin d’y recevoir un ovule fécondé. Lorsqu’il n’y a pas de fécondation, il y a écoulement de sang qu’on appelle les menstruations. L’ensemble de ces phénomènes constitue le cycle menstruel.

Q. : À quel âge commence-t-on ses règles de façon régulière?

R. : Les femmes commencent généralement à avoir des menstruations au début de l’adolescence, vers l’âge de 12 ou 13 ans. Les premières règles peuvent apparaître beaucoup plus tôt, dès 9 ans, ou beaucoup plus tard, jusqu’à 16 ou 17 ans. Ce n’est généralement qu’après la troisième année que les cycles deviennent réguliers.

Q. : Comment se définit la durée du cycle?

R. : Le premier jour des menstruations est considéré comme étant le premier jour du cycle et le dernier jour du cycle est le jour précédant la prochaine menstruation. La durée d’un cycle menstruel varie d’une femme à l’autre et d’un mois à l’autre, mais il dure généralement entre 21 et 35 jours. Une femme est considérée comme étant régulière si la durée de ses cycles menstruels est stable ou varie seulement de quelques jours. À l’adolescence ainsi qu’à l’approche de la ménopause, le cycle menstruel est plus variable et plus difficile à prévoir.

Q. : Que se passe-t-il lors de la période d’ovulation?

R. : L’ovulation se produit lorsque le follicule contenant l’ovule parvenu à maturité éclate, le libérant ainsi de l’ovaire. Le niveau d’œstrogène est alors à son maximum. Certaines femmes peuvent sentir un léger élancement au moment de l’ovulation. Pendant ce temps, l’endomètre continue toujours de s’épaissir et la glaire cervicale (sécrétions vaginales) devient claire et glissante afin de favoriser le passage des spermatozoïdes vers l’utérus.

 

Le syndrome prémenstruel

Q. : Quelques jours avant mes règles, je souffre de maux de tête, fatigue, déprime, sautes d’humeur… Est-ce normal?

R. : Oui! Il s’agit du syndrome prémenstruel (SPM), c’est-à-dire l’ensemble des manifestations cycliques de symptômes physiques et psychologiques liés aux règles. De nombreuses femmes en souffrent et bien que la cause de cette affection reste mystérieuse, la modification des sécrétions hormonales semble être impliquée. On croit ainsi à une hypersensibilité aux fluctuations biochimiques liées au cycle menstruel. Les symptômes varient en nature et en intensité selon les femmes.

Q. : Quels sont les symptômes les plus fréquents du SPM?

  • Symptômes reliés à la rétention d’eau : prise de poids, mal aux jambes ou jambes lourdes, transpiration abondante des mains et des pieds et, le cas échéant, seins douloureux;
  • Symptômes émotionnels et psychologiques : tension nerveuse, humeur changeante, irritabilité, crise de larmes, sensation d’être mal dans sa peau, dépression, anxiété, agressivité;
  • Changement d’appétit : fringales d’aliments sucrés ou salés;
  • Maux de tête ou migraines;
  • Douleurs physiques, en particulier aux reins, à l’estomac et dans la région pelvienne;
  • Fatigue sévère accompagnée de troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie);
  • Problèmes cutanés : acné, peau grasse, pilosité accrue;
  • Augmentation ou diminution de la libido.

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Q. : Puis-je atténuer les symptômes du SPM?

R. : Il est généralement admis qu’une alimentation saine et équilibrée, la pratique régulière de l’exercice physique et une bonne gestion du stress permettent de prévenir l’aggravation des symptômes du SPM. Alors que les causes du syndrome prémenstruel restent mystérieuses, de récentes recherches se sont intéressées à en atténuer les manifestations. Toutefois, la diversité des symptômes explique en partie que l’antidote miracle reste toujours à trouver…

 

 

Les phéromones

Q. : Les phéromones? Qu’est-ce que c'est?

R. : Les phéromones sont des molécules chimiques inodores et volatiles transmises par des glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines (glandes apocrines). Elles ont une grande influence sur le comportement des animaux et, selon de récentes recherches, des humains. En effet, elles peuvent déclencher des comportements instinctifs liés à la sexualité, l’agressivité et la reconnaissance des proches (les phéromones de la mère seraient ce qui attire le bébé au sein dès sa naissance).

Q. : Mes règles surviennent maintenant presque toujours en même temps que celles de ma co-locataire. Est-ce un hasard?

R. : Il est possible que cette synchronisation soit le fruit des phéromones. En effet, au niveau des bienfaits que procurent ces hormones, on note qu’elles ont un effet sur la physiologie et le comportement des autres. Elles synchronisent les cycles menstruels des femmes qui vivent ou travaillent ensemble, car elles sont exposées aux phéromones féminines. Un autre bienfait des phéromones est qu’elles provoquent l’attirance chez l’homme lorsque la femme ovule.

 

La bonne protection

Q. : Comment choisir une protection hygiénique?

R. : Différentes options existent, mais la majorité des femmes utilisent des serviettes hygiéniques ou des tampons. On peut aussi varier la protection selon le niveau d’activité, le flux sanguin et le niveau d’aisance avec le corps.

Peu importe l’option que vous privilégiez, souvenez-vous de changer le produit régulièrement. Laisser un produit en place trop longtemps donne l’occasion aux bactéries de proliférer, ce qui génère des odeurs et peut causer une infection. Comme il existe plusieurs marques et produits sur le marché, vous pouvez avoir de la difficulté à vous y retrouver. Le texte « la bonne protection » vous indique certaines caractéristiques à considérer pour mieux vous orienter et découvrir ce qui vous conviendra le mieux.

Q. : En termes d’utilisation, quelle est la différence entre les serviettes hygiéniques et les tampons?

R. : La serviette hygiénique se porte dans la petite culotte, donc à l’extérieur du corps,  et reste en place grâce à une bande adhésive. Elle absorbe le sang qui s’écoule du vagin et protège les vêtements. Elle se présente sous différents formats et en plusieurs épaisseurs, et on doit donc parfois en essayer quelques-unes avant de trouver la protection qui nous convient. Une bonne serviette hygiénique se doit d’être confortable, non-irritante et permettre de se sentir bien protégée contre les fuites. Les serviettes sont le choix le plus populaire de protection, d’autant plus comme protection durant la nuit.

Le tampon, de son côté, s’insère à l’intérieur du vagin et prend de l’expansion pour absorber le sang menstruel. Certains sont accompagnés d’un applicateur, facilitant ainsi l’insertion. Les applicateurs plastiques sont souvent préférés car ils sont plus doux à l’insertion. Les tampons peuvent être de différents degrés d’absorption (de « léger » à « super plus ») pour s’adapter à tous les flux sanguins.

Certaines femmes ont parfois quelques craintes à la première insertion, mais avec un peu de pratique, un tampon devient vite facile d’utilisation et se révèle souvent une protection très pratique, surtout avec un style de vie actif ou pour la baignade.

Q. : Qu’est-ce que le syndrôme de choc toxique (SCT) lié à l’utilisation d’un tampon?

R. : L’utilisation de tampons peut entraîner un risque minime du syndrome de choc toxique (SCT). Il s’agit d’un syndrome grave et menaçant pour la vie. Vous pouvez réduire les risques de souffrir du SCT en changeant régulièrement votre tampon et en utilisant un tampon dont le degré d’absorption correspond à votre flux menstruel. Le syndrome de choc toxique  est causé par une toxine qui s’accumule dans l’organisme.

Pour plus de détails sur le syndrôme de choc toxique

Les signes du SCT comprennent :

  • une soudaine fièvre élevée;
  • des nausées et des vomissements;
  • la diarrhée;
  • des maux de tête;
  • des maux et douleurs généralisés;
  • des étourdissements et une sensation d’évanouissement (surtout en passant de la position couchée ou assise à la position debout);
  • de la désorientation (confusion);
  • une éruption comme un coup de soleil sur les paumes des mains et les plantes des pieds;
  • une tension artérielle extrêmement faible, pouls faible et rapide (choc).

Ces cas sont très rares mais si vous éprouvez un de ces symptômes, consultez un médecin immédiatement.